En quinze jours de saison sèche, ils ont recueilli près de 1 000 spécimens d'Aedes albopictus et 80 d'Aedes aegypti, deux vecteurs qui peuvent être à l'origine du chikungunya. L'analyse virale des moustiques a permis de préciser que plusieurs souches d'Aedes albopictus femelles étaient infectées. En revanche, aucune trace de dengue n'a été décelée. Pour le tropicaliste français, « ces données laissent à penser que l'on pourrait assister à un développement épidémique du chikungunya au Gabon à partir des moustiques infectés dès que la saison des pluies va reprendre ». Dans ce contexte, les mesures de protection des soldats français devront être renforcées afin de limiter le risque de retour en métropole de patients infectés. Ils seraient en effet potentiellement transmetteurs de virus dans la mesure où des vecteurs animaux existent dans certaines régions françaises. Une épidémie de même type est d'ailleurs déjà survenue en Italie dans la région d'Emilie-Romagne et, en dépit des mesures sanitaires adoptées, deux cas ont été récemment enregistrés dans la province de Lombardie. Source : Le Quotidien du pharmacien (AFP) Le 27/09/07 | ||
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Une étude entomologique menée par le service de santé des armées françaises au Gabon permet de mieux préciser les causes de l'épidémie de chikungunya qui a touché 5 000 personnes à Libreville, au Gabon, en mai 2007. Le Dr Fred-Eric Page souhaitait analyser le risque d'infection chez les militaires présents sur place et préciser si des patients infectés rapatriés en métropole pouvaient être à l'origine d'infections en France.