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09/03/2009
Informations Générales : La dengue, de plus en plus

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4.04.2011 - Ile Maurice - Dengue
Les Fonderies, repaire de la lutte anti-moustiques

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de pays touchés et des autorités sanitaires démunies

La Bolivie n'est pas la seule région du monde touchée par la dengue. Plus d'un millier de cas ont été recensés en Nouvelle-Calédonie depuis le début de février, soit plus du double qu'en janvier. La dernière flambée épidémique similaire datait d'une trentaine d'années. Selon Suzanne Chanteau, directrice de l'Institut Pasteur de Nouméa, cette épidémie fait suite à la récente apparition dans l'archipel du virus de la dengue dit de type 4, contre lequel la population n'est pas immunisée.

 

Des pluies abondantes et une température élevée favorisent d'autre part la prolifération du moustique Aedes aegypti, vecteur du virus pathogène.

 

Les autorités sanitaires restent démunies, car il n'existe ni traitement spécifique ni vaccin pour combattre la maladie. Les seuls moyens de lutte, très difficiles à mettre en oeuvre, sont le contrôle des populations des moustiques vecteurs et la protection individuelle contre leurs piqûres.

 

PREMIER ESSAI VACCINAL

 

Entre 1991 et 2004, l'essentiel des cas de dengue était observé dans une dizaine de pays, dont le Cambodge, la Chine, la Polynésie française, la Malaisie, le Laos, la Nouvelle-Calédonie, les Philippines, Singapour et le Vietnam. Aujourd'hui, près d'une centaine de pays sont exposés à ce risque infectieux, et la dengue est devenue la maladie tropicale la plus répandue, après le paludisme. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'extension géographique rapide de cette maladie est la conséquence directe de l'augmentation du territoire du moustique Aedes aegypti. Ce phénomène semble dû, pour l'essentiel, aux migrations, à l'augmentation des concentrations des populations urbaines et aux difficultés d'accès à des réseaux d'eau potable, ce qui conduit à la multiplication des sites de stockage d'eau, autant de gîtes larvaires potentiels. Le réchauffement climatique pourrait également favoriser la propagation de l'épidémie.

 

Face à cette inquiétante et rapide évolution, l'OMS a appelé à une intensification de la collaboration internationale. La société Sanofi Pasteur a, elle, annoncé, début février, le lancement d'un premier essai vaccinal chez des enfants en Thaïlande. Selon la firme pharmaceutique, ce vaccin, qui vise à protéger contre les quatre types de virus responsables de la dengue, est le premier à atteindre ce stade de développement clinique.

 

"Lors d'une étude réalisée aux Etats-Unis chez des adultes, l'administration de trois doses du vaccin a induit, chez 100 % des participants, un anticorps capable de neutraliser les quatre sérotypes du virus, précise-t-on chez Sanofi. Nous menons aussi des études cliniques au Mexique, au Pérou et aux Philippines."

 

Une autre approche est actuellement développée en Australie par des chercheurs de l'université du Queensland. Dirigés par le professeur Scott O'Neill, ils viennent d'annoncer, dans la revue Science, être parvenus à réduire de moitié la durée de vie des moustiques vecteurs de la maladie en les infectant avec une bactérie. Il pourrait s'agir là d'une avancée importante, dans la mesure où, précisent-ils, seuls les moustiques en fin de vie sont capables d'infecter les humains qu'ils piquent pour leur prélever du sang indispensable à leur reproduction. Cette recherche a pour partie été réalisée grâce à la Fondation Bill et Melinda Gates, qui a octroyé 10 millions de dollars à l'université australienne.

 

Source : www.lemonde.fr auteur :Jean-Yves Nau-28/02/09



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