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orsque la femme est porteuse du virus au moment de l'accouchement. Cette transmission "conduit alors une fois sur deux à une infection néonatale sévère". C'est la conclusion d'une étude menée à la Réunion, durant vingt-deux mois, par une équipe associant les médecins du groupe hospitalier Sud-Réunion, l'Institut Pasteur et l'Inserm. Elle a été publiée, mardi 18 mars, sur le site Internet de la revue PLoS Medicine. Entre mars 2005 et décembre 2006, une épidémie d'infections due au virus du chikungunya a touché plus d'un tiers de la population de l'île de la Réunion. Le premier cas de transmission du virus de la mère à l'enfant a été observé en juin 2005. Parmi les 7 500 femmes ayant accouché au cours de la période étudiée, 678 femmes enceintes ont été infectées à distance de l'accouchement et 61 dans la semaine précédant la naissance de l'enfant. Dix-neuf cas de transmission ont été recensés, exclusivement parmi les 39 femmes chez qui le virus était présent dans le sang dans les deux jours précédant ou suivant l'accouchement, soit une fois sur deux. Les symptômes du chikungunya (douleur, prostration, fièvre) apparaissaient chez les nouveau-nés généralement autour du quatrième jour après la naissance, très souvent accompagnés d'une baisse des plaquettes sanguines. Pour 10 bébés, l'infection a été considérée comme sévère, prenant la forme, dans 9 cas, d'une encéphalopathie avec oedème cérébral. Quatre enfants présentent "des séquelles persistantes", selon l'étude. Source : Le monde-19 mars 2008Voir les autres articles pour : Le Chikungunya, Articles sur les moustiques