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27/08/2009
Recherche : Repulsifs

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De l'aversion des mouches pour le CO2 au répulsif anti-moustique

La découverte d'une nouvelle catégorie de molécules permettant aux mouches de vaincre leur aversion naturelle pour le CO2 pourrait faciliter la recherche d'un répulsif anti-moustiques sans danger pour l'environnement, selon une étude publiée mercredi en ligne par la revue Nature.

 

Les mouches drosophiles ont une aversion naturelle pour le CO2, gaz carbonique que l'on retrouve dans l'odeur émise par des mouches stressées. Des neurones spécialisés, situés dans les antennes et le système olfactif de la mouche, gèrent cette aversion.

 

Comment les mouches font-elles alors pour vaincre cette répulsion et se repaître de fruits murs et de levures fermentées riches en CO2 ?

 

En cherchant à le comprendre, Anandasankar Ray et Stéphanie Turner, de l'université de Californie, ont découvert dans des fruits riches en CO2 une nouvelle catégorie de molécules odorantes capables d'inhiber (bloquer) le système neuronal des mouches responsable de l'aversion au CO2.

 

Sachant que différents insectes vecteurs de maladies mortelles sont attirés par le CO2 que l'homme expire en respirant, les chercheurs ont vérifié si des molécules similaires à celles découvertes pour la drosophile pouvaient empêcher des moustiques de venir vers l'homme.

 

Ils ont remarqué que le moustique Culex, vecteurs du virus du Nil Occidental et de parasites tropicaux du genre filaires, a conservé trois protéines similaires à celles existant dans le système sensoriel de la drosophile.

 

Après des tests, ils ont identifié des odeurs, qui sont, selon eux, "les premiers inhibiteurs connus des neurones sensibles au CO2 chez les moustiques", ce qui pourrait faciliter la mise au point de produits sans danger pour l'environnement permettant "de réduire le contact entre homme et moustique".

 

Source :AFP-25 Aout 2009-

 



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