Cette maladie fait des ravages dans les zones tropicales. Les lundis de la santé l'examinent.Trois questions à...
Xavier Nicolas, médecin en chef du service santé interne de l'hôpital d'instruction des armées Clermont-Tonnerre à Brest.
Pourquoi avoir choisi d'évoquer ce thème ?
Le paludisme est une maladie redoutable, un véritable fléau de santé publique. Il touche une centaine de pays dans le monde, particulièrement les zones tropicales défavorisées d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine, mais c'est l'Afrique qui paye le plus lourd tribut à la maladie : 90 % des cas de paludisme sont
Le docteur Xavier Nicolas, médecin en chef du service médecine interne de l'hôpital des armées Clermont-Tonnerre à Brest, réalise sur rendez-vous des consultations de médecine des voyages.
recensés dans ses zones tropicales, un enfant y décède toutes les 30 secondes des suites de la maladie. C'est la première cause de mortalité infantile au monde. Et nous ne devrions pas avoir de vaccin avant dix ans.
Le paludisme est une maladie redoutable, un véritable fléau de santé publique. Il touche une centaine de pays dans le monde, particulièrement les zones tropicales défavorisées d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine, mais c'est l'Afrique qui paye le plus lourd tribut à la maladie : 90 % des cas de paludisme sont recensés dans ses zones tropicales, un enfant y décède toutes les 30 secondes des suites de la maladie. C'est la première cause de mortalité infantile au monde. Et nous ne devrions pas avoir de vaccin avant dix ans.
Qu'en est-il des voyageurs ?
En France, 5 000 personnes sont touchées chaque année. Et 15 à 20 en meurent. En outre, les touristes ne sont pas les seules personnes concernées : la moitié des cas recensés sont constatés chez des migrants rentrant aux pays, avec des pics dans des villes telles que Paris ou Marseille. Mais les voyageurs peuvent payer pour se prémunir, les populations locales dépendent de l'aide internationale.
Justement, quelles sont les mesures préventives ?
Avant de partir dans ces zones à risque, il faut bien préparer son voyage. Il existe deux remparts contre le paludisme : la lutte contre les moustiques, transmetteurs du parasite, avec l'utilisation systématique de moustiquaires et de répulsifs dès la nuit tombée ; et la prise de médicaments, avant, pendant et après le séjour. Mais cela ne suffit pas toujours, aussi dans les 2 mois suivant le retour (le parasite peut vivre jusqu'à cette date), il faut impérativement consulter en cas de fièvre.
Source : www.ouest-france.fr-08/02/10
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